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Compte-rendu du séminaire de tenségrité donné à Los-Angeles, Février 2009

Qu'est ce que cela te coûte? Leadership et échange de Valeurs.


Cliquez ici pour écouter un enregistrement studio live de la chanson jouée au séminaire, "Let the Good Times Roll", et certains commentaires par Carlos Castaneda à propos de la chanson.

Echos des débutants
Compte-rendus généraux

Comptes-rendus généraux

Merci à tous les instructeurs ainsi qu'à tous les participants de ce séminaire très inspirant.

J'étais habitué à penser que le "leadership" consistait essentiellement à être capable de diriger les autres, qualité que j'estimais posséder. Grâce aux exercices précédents le séminaire nous sommes arrivés avec une vue plus large du sujet. Cela nous a permis d'examiner la façon dont nos prédécesseurs au sein de notre lignage ont géré leur situation financière et quels sont les points de vue que nous avons pu hériter d'eux ou que nous partageons avec eux. Cela à étendu le spectre de ce qu'est le "leadership" et plus encore au cours du séminaire pendant lequel j'ai réalisé que cela impliquait également de devenir le leader de notre propre vie.

Il arrive qu'une assertion simple ait un impact profond sur nous quand nous sommes prêts pour l'entendre. Ce fût le cas pour moi quand une des instructrices, je pense qu'il s'agissait d'Aerin Alexander, mentionna que là ou allait notre pensée là allait aussi notre énergie. C'était une chose que j'avais entendu à de nombreuses reprises au fil des années et avec laquelle j'étais d'accord mais dont les implications ne m'avaient jamais semblé si fortes. Ma vie quotidienne est encore peuplée de pensées et de rêves imprégnés de peurs. A l'heure actuelle cela constitue une habitude inutile qui me prive d'énergie pouvant servir à mes rêves. Je décidais donc d'être présent, conscient de mon corps et de ce qui m'entourait et de ce que j'étais en train de faire durant tout ce séminaire. A chaque fois que des pensées me distrayaient cela me forçait à me souvenir d'être présent. A mesure que le séminaire avançait j'ai ressenti un plus grand bien-être, de la quiétude et une sensation d'être enraciné plus profondément que jamais auparavant. C'était en quelque sorte un sentiment inconnu peu familier et plus proche de ce que j'aspire à être et vivre.

Être un leader implique de prendre soin de tous les aspects de mon existence y compris la façon dont je gagne ma vie et gère mes finances. Une scène ancienne que j'ai examiné était celle ou je réalisais que mon père gagnait à peu prés deux fois plus que les parents de mes camarades qui pour la plupart travaillaient à l'usine locale de papier. Il était hors de question que je révèle cela à qui que ce soit car je ne voulais pas me faire remarquer. Ce que je désirais le plus au monde était d'être accepté par mes camarades comme un des leurs. Il y avait déjà assez de choses qui nous mettait à l'écart des autres en tant que famille notamment le fait d'être une famille ouverte, progressiste et heureuse qui faisait des choses ensemble et voyageait. Je voulais néanmoins être solidaire de mes camarades, des gens de cette ville et 'être perçu comme l'un des leurs. Je voulais moi aussi travailler à la fabrique locale même si je percevais un appel différent. La vision de la majorité des gens autour de moi à cette époque était que le travail servait à gagner sa vie et pas à concrétiser nos rêves. Cela a d'une certaine façon définit mon approche de gagner ma vie.

En examinant ma scène j'ai eu une nouvelle vue de la situation et de l'occupation de mon père. Il commença à travailler dans le domaine de l'épicerie jeune homme avec un salaire très bas mais progressa petit à petit, acquit l'expérience nécessaire pour obtenir de meilleurs emplois. Il progressa car il avait du talent qu'il était honnête et que son travail était apprécié. Il a forgé son propre chemin jusqu'à devenir un expert du design des magasins, du marketing et du commerce de l'épicerie. Il a toujours gagné son propre salaire. En voyant cela je me suis senti très fier de lui et ressentir cela m'a aussi aidé à m'apprécier mieux moi-même. C'est un pas supplémentaire dans l'appréciation que j'ai des cadeaux reçu de mes parents et de ma famille. Prendre conscience de mes racines et me sentir reconnaissant de mon lignage. Je sais que je veux apporter et exprimer dans ce monde le meilleur de moi-même. Je veux devenir pleinement responsable en prenant soin activement de tous les aspects de mon existence en commençant par des actions délibérées. Je suis aussi totalement convaincu que mon travail peut venir de mes rêves.

PS : en complétant mon compte rendu hier au sujet du séminaire je me suis aperçu d'une connexion qui' m'a frappé entre la forme de l'arbre et les exercices de traque. Avec la traque j'ai pris conscience de traits en moi qui viennent de ma famille, de mes liens avec ma lignée familiale. J'ai senti mes connexions avec ma lignée comme mes racines qui s'éveillaient. J’ai senti cela à la façon de sentir mes racines s'étendant dans le sol quand nous faisions la forme de l'arbre. La forme de l'arbre et les exercices de traque m'ont donné à la fois le sens d'appartenance et de relation. Réveiller ma connexion avec les arbres et ce monde et d'autre part me reconnecter avec ma lignée et la gratitude que je sens pour les personnes qui appartiennent à mon arbre généalogique: Ces deux aspects m'apportent un sentiment d'être enraciné et complet. Merci pour ce que je considère comme des cadeaux de conscience.

Je me suis aperçu durant le séminaire de ma difficulté à demander de l'argent pour mes services. "Cela n'est pas bien de demander de l'argent". Je dois le faire gratuitement. Cela est si embarrassant. C'est honteux de demander de l'argent". D'un autre coté j'attends que les gens me donnent de l'argent pour rien.

Mon père était charpentier et il a construit plusieurs toits gratuitement dans mon village. Ma mère était très en colère contre lui pour cela car elle attendait qu'il ramène de l'argent. Je me suis aperçu que le pays dans lequel j'étais né et avais grandi était semi-féodal jusqu'à la deuxième guerre mondiale. Après la guerre c'est devenu un pays communiste. En regardant la vie de ma famille avant la guerre je me rends compte qu'ils avaient travaillé pour l'aristocratie avec des revenus bas et non négociables. Les gens dépendaient énormément les uns des autres. Si le feu ou les inondations détruisaient leur habitation ils ne pouvaient pas la reconstruire seuls. Ils avaient peu d'argent et ne pouvaient pas payer. Ils vivaient de la terre. Il était indispensable de travailler gratuitement ou d'être aidé gratuitement afin de survivre.

Durant l'époque communiste ou socialiste chacun devait avoir un travail et était payé. Cependant rendre un service et être payer en retour n'était pas aussi directement corrélé que cela peut l'être dans une société capitaliste. Les deux étaient des obligations indépendantes.

Enfant puis adolescent mes parents ne m'ont jamais refusé l'argent que je leur demandais. Cela faisait partie de leur amour inconditionnel. Je suis donc devenu gâté et confus à propos de l'argent.

Alors que je finis ce paragraphe quelqu'un viens de me proposer 100 dollar pour l'avoir aidé à déménager il y a quelque temps. Mon plexus solaire se contracte. J'essaye de comprendre pourquoi elle fait ça. Je l'ai aidé gratuitement. Je n'attendais pas qu'elle me donne de l'argent. C'est mon amie. Si j'acceptais cela serait comme une insulte. Je me sens honteuse et peut à peine respirer. Cependant cet argent tomberait à point nommé. J'en ai besoin. J'essayais de verbaliser les mots: J'apprécie ton geste et je suis content de prendre ces 100 dollars. Nous avons discuté un moment mais le flux de l'énergie n'était pas agréablement clair et elle est finalement partie.

Mais il a encore autre chose. J'ai reçu il y a quelques jours de l'argent et une portion lui revenait. C'était de l'argent inattendu et elle n'est même pas au courant. Il est arrivé comme ça et mon voyant intérieur m'a simplement dit qu'une part lui revient de droit. J'ai essayé de ne pas prêter attention à cette voix. Je n'ai pas envie de partager avec elle. J’ai envie de garder tout pour moi. Qu'est ce que cela me coûte de partager?

En creusant plus profondément je vois que j'ai bloqué l'échange de valeur à deux reprises. La première fois par peur. J'ai peur que si je demande n'importe quelle somme d'argent pour un service je sois humilié par les mots: «tu ne mérite pas ce salaire". C'est la raison pour laquelle je sous estime mon travail. En second lieu je suis mesquin. Je veux tout. Et j'ai peur de manquer.

Une chose qui m'a frappé à l'issue de ce séminaire fût de réaliser que je suis profondément endetté. J'ai dépensé et perdu de l'argent qui ne m'appartenait pas à plusieurs reprises dans ma vie et je n'ai jamais eu l'intention de rembourser. J'ai décidé de faire les comptes exacts de ces sommes
et de m'engager à les rembourser même s'il ne s'agit que de 5 dollars par mois ou de charité.

Le manque de sens de la valeur est un manque de vision. Je suis si occupé à m'inquiéter de la vie de tous les jours que j'échoue à l'organiser autour d'une vision. Je ne suis pas même clair vis-à-vis de mes propres rêves. Je les garde dans le domaine de la rêvasserie. Si j'ai une vision claire et que je m'engage alors j'ai une direction claire dans ma vie quotidienne. Il est alors aisé d'être un leader parmi les leaders.


Mahalo Nui Loa pour ce séminaire. Comme tout ceux qui ont eu lieu au cours des 9 dernières années ce fût une expérience unique et à la fois totalement familière qui m'a permis de jeter des coups d'œil sur des parties de moi-même qui sont réelles, juste devant moi et auxquelles pourtant je ne prête pas attention généralement.

Au cours de l'exercice du témoin un souvenir est remonté à la surface à l'occasion de la cartographie du corps qui datait de mes 10 ans. J'attendais avec un ami que mon père vienne me chercher âpres l'école. Je l'aperçu en train de conduire et m'exclamai "Oh voila mon père, a demain". A quoi mon ami répondit "ou ça?" et je dis dans la BMW. Ah bien sur répondit-il!

J'avais dit la BMW afin d'identifier la voiture et non pas comme un symbole de notre statut social mais mon copain avait perçu immédiatement ma remarque comme de la vantardise.
Je me souviens m'être alors contracté alors que ma respiration s'échappait de moi. Je me suis alors souvenu d'être passé de ce sentiment familier d'être un garçon joyeux et léger à celui de me sentir seul, incompris, négligé et finalement pas aimé. Je crois avoir tenté de m'expliquer afin de rectifier la situation mais je suis resté avec ce sentiment de solitude.

Après avoir pratiqué les passes et être entré "dans mon corps" pour revoir cette scène avec mon témoin j'ai senti quelque chose d'étonnant. C'était un sentiment de liberté. Je suis revenu dans la scène avec la conscience de ma respiration et de mon corps et ce qui se produisit fut une sorte d'abandon attentif ou comme j'avais entendu dire de la part des instructeurs dans le passé une affection abstraite.

Dans la même scène avec ma nouvelle énergie j'entends mon ami me répondre à sa manière sans pour autant me fermer. Non seulement je ne me ferme pas mais je me sens indifférent, ouvert. J'ai l'impression que ce qu'elle dit ou la manière dont elle perçoit ma remarque n'a pas d'importance. En fait c'est comme si mon bien-être et mon énergie ne dépendait pas des autres mais était un état dont je suis responsable et qui existe naturellement en moi. C'est extrêmement simple mais ce fut une révélation. Je me sens très ému là à raconter mon expérience. Je n'arrivais pas croire que c'était si simple et pourtant si éloigné de ma manière de procéder habituelle. Je me suis senti léger comme un être énergétique et non pas comme une personne lourde concernée par elle même. Au sein de ce nouvel espace je réponds simplement à mon ami:" OK on se voit demain!" Pas de sentiment d'impatience, de fermeture ou quoi que ce soit d'autre. Comme je l'ai mentionné c'était un sentiment d’action abstraite. Je n'étais pas affectée par son "coup de poignard" énergétique sans pour autant la renier ou quoi que ce soit d'autre.

Le séminaire a posé les bases d'une traque rigoureuse en ce qui me concerne. Le samedi après avoir fait les passes de la cartographie du corps ma question de traque numéro 1 fût complétée par une scène courante. J'ai une sœur jumelle qui travaille parfois pour moi. Alors qu'elle travaillait récemment pour mon compte elle m'annonça qu'elle était au bord de la banqueroute et était tellement affecté qu'elle commença à pleurer. J'ai toujours considéré (jugé) que ma sœur ne s'occupait pas correctement de ses finances. Ainsi pour notre anniversaire le 24 novembre je lui ai donné ce que je pensais être un généreux bonus pour son travail et un cadeau d'anniversaire généreux. Elle m'a remercie gentiment et m'a aussi envoyé une carte. Nous nous sommes sentis toutes les deux bien après cela. Ensuite à l'époque de noël elle m'a demandé si on avait besoin de cadeau pour qui que ce soit car elle avait des paniers africains fait à la main. Mon conjoint et moi-même étions d'accord pour y jeter un coup d’œil. Alors que j'étais occupé avec mon cher téléphone portable chez ma sœur mon conjoint choisit quelques sacs ce qui fait qu'en revenant à la maison j'étais mis devant le fait accompli d'acheter les sacs et qu'ils étaient 1/3 plus cher que convenu. Bon lâchai-je c'est plus que ce que je m'étais préparé à payer pour les cadeaux de Noël. Mais je payais quand même de mauvaise humeur le prix demandé, âpres tout c'est ma sœur pensai-je. Cependant en revenant à la maison je me sentis énervé comme si ma sœur m'avait "floué" avec ces prix.

En arrivant à la maison j'allais immédiatement sur mon site favori: EBay. "Ha c'est bien ce que je pensais, j'avais raison", j'avais payé les sacs 1/3 de plus que leur valeur. Ma propre sœur me fait cela après que je me sois montré si généreuse avec elle m'exclamais-je auprès de mon copain tout en m'excusant auprès de lui qu'elle soit aussi ennuyeuse. Ma respiration était irrégulière, mon front tendu. Mes jambes et le haut de mon corps étaient rigides...

Revenons au séminaire: Question numéro 2. Mon témoin était à la fois attentif et précis dans ses questions. J'ai crée ma nouvelle vue accrue mais nous savions tout les deux que je me sentais encore persécutée. Ma nouvelle vue n'était que superficiellement convaincante. J'admis auprès de lui que j'étais encore ennuyé.

Bref, le lundi suivant le séminaire j'étais physiquement et émotionnellement épuisé. J'ai commencé à me demander si je n'étais pas en train de tomber malade. Nous allions voir les parents de mon conjoint et c'était en fait seulement la deuxième visite que je leur rendais. C'était en fait ma propre initiative de poursuivre le séminaire par cette visite de famille. Aujourd'hui lundi je n'ai plus aucun intérêt pour tout ces événements et mon corps est comme ça. L'impression que toutes les articulations sont douloureuses.

Bref cette soirée là en retournant à ma chambre d'hôtel j'ai fait la cartographie du corps. J'ai jeté un coup d'œil sur mes notes en particulier celles prises avant le séminaire concernant notre lignée familiale. Je compris alors très clairement que j'étais devenu bonne pour gagner de l'argent car mes parents en particulier mon beau-père n'avait jamais été bon pour ça et que je ne voulais pas être comme lui. Je le jugeais sévèrement sur ce sujet et ma sœur qui a repris ces mauvaises habitudes en ce qui concerne l'argent est aussi victime de mes jugements. J'ai aussi réalisé que ma capacité à avoir une bonne vie matérielle est en partie alimentée par ce jugement et comme compensation à mon histoire personnelle. Est-ce la véritable raison pour laquelle j'ai acheté ces sacs non pas pour être gentille mais plutôt afin de continuer à "juger". Comme un "je te l'avais dit" qui n'en finis pas. Peut-être même que j'ai choisit d'être musicienne semi-professionnel plutôt que pro afin d'avoir plus de temps à consacrer à faire de l'argent et être mieux qu'eux.

Le coût de tous ces jugements? Renoncer à avoir une relation de qualité avec mon beau-père, ma sœur, ma propre créativité. Le coût de la vitalité et de la joie?

Dans le dernier questionnaire de traque du séminaire j'ai dit que je donnais beaucoup de valeur aux relations humaines, à la famille et aux amis. Comment puis-je être un leader dans ce domaine alors qu'en même temps je diminue par mes jugements la valeur de mes proches? J'en ai assez dit. J'ai vu que je devais sauter par la fenêtre rapidement. Je dois parler à ma sœur et m'excuser d'avoir été si prompte à la juger durant toutes ces années.

Pour moi la liberté des guerriers, la façon dont nous déployons nos ailes de liberté c'est de « tell on ourselves, to lay it out on the line »
Ma sœur m'a appelé hier et je lui ai fait part de ce que j'avais appris pendant le séminaire le week-end dernier. Je me suis excusé et elle a accepté mes excuses. Notre relation peut se libérer désormais.

Sans ce séminaire, son intention et l'alignement qui s'est produit là-bas je n'aurais pas eu la même détermination à me "réinventé». Les possibilités pour réassembler mon point de vue aurait été moindres. Je remercie les instructeurs et tous les praticiens pour cette danse que nous avons accomplie ensemble et la vitalité qu'elle nous a procuré.....BRAVO!!!


Je voudrais vous parler à propos de mes expériences de l'après séminaire qui m'ont permis de recueillir quelques pépites de conscience très utiles pour devenir le leader de ma propre existence.
Juste après le séminaire je me sentais légèrement engourdi. Comme si je devais poursuivre mes rêves désormais mais quels sont-ils en fait? Rien ne me semblait excitant. Je me sentais confus.

Le matin suivant je me suis réveillé et j'ai commencé à me sentir coupable une fois de plus de m'être réveillé tard. Je me sentais mal à propos de moi. Rapidement et pour la première fois il y eut une autre voix qui me murmurait que j'étais bien. Je ne faisais rien de mal. Je me suis senti un peu mieux, me suis levé et j'ai commencé ma journée. J'ai commencé à me dire que si cette chose pour laquelle je me sentais si honteux n'était pas si mal alors peut-être que mes impulsions étaient bonnes.

Après tout peut-être que mes pensées et mes sentiments à propos de ce que je dois faire sont bons, pour moi en tout cas. Tout en expérimentant ce concept je me suis à examiner qui est en charge de mon existence actuellement? Et bien actuellement je dois dire que je prends moi-même l'essentiel des décisions mais que je me sens mal à propos de beaucoup d'entre elles si j'imagine que les autres ne vont pas les approuver. En fait j'essaye d'agir de la manière que je suppose que les autres attendent de moi. Quelle prison! J'apprécie actuellement ce degré inédit de responsabilité dans ma vie consistant à suivre l'énergie et à ne pas me soucier des autres en essayant de leur faire plaisir. Quel soulagement! Quelle énergie économisée! Ma nouvelle idée c'est que les autres peuvent aimer ou pas ce que je fais, c'est leur problème pas le mien. Je pense que je suis ici pour apprécier d'être ce que je suis et en me permettant cela il est plus facile de permettre aux autres de faire leurs affaires sans que j'intervienne.

Il me semble que nous sommes ici sur cette terre dans ces corps uniques et merveilleux pour un temps très bref. Pourquoi faire? Refaire ce que d'autres avant nous ont déjà fait et faire ce qu'on nous a dis...? Je commence à penser que non. Je pense que notre contribution à la structure complète c'est nous mêmes qui que nous soyons et que cela représente la seule possibilité d'évolution. Chacun d'entre nous suivant son propre guide intérieur et contribuant ainsi au tout.

Ma pratique actuelle consiste à me dire oui à moi-même à m’aimer. Si je ne le fais pas pourquoi quelqu'un d'autre le ferait-il? A mesure que je me souviens comment être gentil avec moi-même au lieu d'être toujours préoccupé à mon sujet ma créativité naturelle refait surface. En regardant de manière à apprécier ce que je fais sans honte ni culpabilité je peux aussi voir plus aisément de nouvelles possibilités. Juste parce que j'en ai envie. Après tout rêver n'est peut-être pas si difficile. C'est moi qui me suis interdit cette option en me disant non à moi-même. En explorant le oui à moi-même je commence à me connaître. Peut-être vais-je découvrir quelque chose derrière l'être socialisé.

Merci pour cette fabuleuse occasion donnée par le séminaire d'améliorer nos vies.

Le travail préparatoire envoyé par les instructeurs avant le séminaire m'a permis de prendre conscience de mes peurs concernant l'argent. Je suis donc venu là-bas en espérant leur faire face.
J'avais fait mon arbre généalogique auparavant mais je ne m'étais pas focalisé sur l'argent le travail ou les valeurs. En me concentrant sur ces sujets j'ai découvert combien je suis proche de ma mère et mon témoin m'a aussi permis de voir combien elle était proche de son propre père... Au delà de ces problèmes nous avons la possibilité de laisser aller toutes les émotions concernant l'argent et de vivre sur un schéma de "leadership".

La forme roulée avec ce son ancien qui vient du ventre a dissout toute les émotions emprisonnées à cet endroit avant. Grâce au travail que j'avais accompli avec mon témoin auparavant j'ai réussis à faire cela.
Ces peurs ne sont pas vraiment les miennes. Cette peur d'être pauvre ne m'appartient pas. Je m'en aperçois, le reconnais et prend conscience de ce que ma mère à endurée avec cela. Dois-je souffrir comme elle?

La forme roulée a dissipé cette émotion et quand Joshua et Lory, mari et femme ont fait leur traque sur scène j'ai pu rire d'eux et de moi en même temps bien sûr et de ma femme. J'ai le sentiment que tous les participants riaient moins de la scène hilarante qui nous était présentée que du scénario hilarant que nous jouons quotidiennement en tant que parents, mari, femme, enfant sœur ou frère...Nous étions tous sur scène!

La traque accomplie de dimanche fût aussi très importante pour mon témoin, pour moi-même et pour tous les participants je pense. La méthode était simple et quelque peu inhabituelle. Il s'agissait de répondre directement à quelques questions face à notre témoin, questions ayant trait aux fondements de notre vie sociale: l'argent, la valeur et les rêves.


J’ai pris conscience de mes doutes concernant ma profession actuelle. Quelle spécialisation choisir? Je n’arrive pas à répondre à cette question car je n'ai pas de bons sentiments par rapport à mon activité actuelle. Mes expériences passées m'ont tellement blessé que je ne ressens plus de passion. J'ai besoin de temps pour retrouver mon "âme" comme l'arbre perd ses feuilles en hiver et j'ai besoin de rire.

Voici quelques découvertes au sujet du leadership, des points de vue différents et étonnants.

* Le leadership consiste à être avec les autres leaders pour former un corps en commun.

*le leadership consiste à s'exprimer en tant qu'être unique au contact d'autres êtres uniques.

*Amour et leadership: On peut substituer un mot à l'autre et voir ce qui se passe. Leadership à la place d'amour: Il n'y a pas de différence.

*Avant de diriger quelqu'un d'autre je dois apprendre à me diriger moi-même.

*Un leader sait reconnaître ses erreurs.

*l'arbre est un véritable leader, conscient à 360° s'enfonçant dans le sol et montant vers le ciel. Il est conscient de tout ce qui l'entoure.

*le leader pose des questions, il répond aussi mais en premier il demande.


Bien que ce séminaire n'ait pas été aussi émotionnel que d’autres précédemment il y a deux ou trois moments qui m'ont fortement impressionné. L'un d'entre eux fut le discours d'introduction à l'exercice de traque fait par Reni murez. Elle a prononcé des mots d'espoir des mots d'encouragements "L'esprit m'aide, l'esprit le fait avec moi". Ma réaction émotionnelle à ce discours m'a fait réaliser que je ne demande toujours pas assez d'aide à l'esprit et aux gens autour de moi. J'essaye encore de tout faire moi-même et me sens souvent seul sentiment qui s'accompagne de beaucoup de tristesse. En l'écoutant parler j'ai senti un énorme soulagement qui m'a mis les larmes aux yeux. Je sais que j'ai toujours eu l'esprit à mes cotés, je l'avais simplement oublié.

En ce qui me concerne ce séminaire parlait plus du leadership que de l'argent. En faisant l'exercice de traque j'ai pris conscience qu’à chaque fois que la question de savoir si ma nouvelle action était celle d'un leader j'étais toujours hésitant. Je comprenais la question mais ce terme de leader a pour moi une connotation négative à laquelle je n'aime pas m'identifier. C'était d'autant plus troublant que le type de "leadership" qui était en question était tout à fait d'une autre nature que celui auquel je fais référence habituellement. Le leadership en question faisait référence a notre connexion avec l’esprit, notre sens de la responsabilité pour nous mêmes et ceux qui nous entoure, notre gentillesse, notre force intérieure et notre engagement face aux défis. C'est le genre de leadership que je rencontre rarement dans ma vie quotidienne. Ma conception repose surtout sur mes bases culturelles. Ayant grandi en Russie j'associe immédiatement le leadership avec la corruption, les abus de pouvoir et le fait d'être au dessus des lois. Plus tard je suis devenu familier avec le leadership d'entreprise qui a plus à voir avec le carriérisme, l'ambition, gagner de l'argent et l'égocentrisme. Je n'ai pas envie de m'identifier à tout ça et je n'ai donc pas envie d'être un leader.

Quand Miles Reid a lu ce magnifique poème a propos de l'amour en remplaçant le mot amour par leadership j'ai été surpris c'est le moins que je puisse dire. La connexion entre les deux mots était si étrange et inattendue. C'est le moment ou je me suis dit que le leadership devait faire référence à quelque chose de différent et que je devais me permettre d'y croire. Je suis rentré à la maison et j'ai dressé une liste de gens que j'admire et que j'aime qui représente cette nouvelle définition du leadership que j'ai trouvé au séminaire. La première de ma liste était ma grand mère. J'ai pensé que j'aimerai être comme elle. J'aimerais être le genre de leader qu'elle a été et continue d’être. Je vais continuer à travailler sur cette liste dans les prochaines semaines et les prochains mois. Merci pour m'avoir apporté cette nouvelle conscience.

Comme toujours je voulais commencer par vous dire merci! merci! merci! Le séminaire était génial et je me sens plus léger depuis.

J'ai fait le travail préparatoire juste après l'avoir reçu, et j'ai témoigné avant le séminaire dont j'ai en quelque sorte traversé mais ce fut le moment de rappeler une mémoire du passé le séminaire est devenu vivant. En faisant la cartographie du corps quatre épisodes différents me sont revenu en mémoire et je m'étais arrêté consciemment sur un mais quand j'ai revu ma liste un autre souvenir s'est imposé. Il a vraiment jaillit de la feuille obscurcissant tout les autres souvenirs. C'est donc celui-ci que j'ai choisit.

C'est arrivé à Noël quand j'avais 10 ans presque 11. Mon arrière grand mère qui avait 91 ans a l'époque m'invita à la suivre en disant "J’ai un cadeau pour toi". Je l'ai suivi plein d'allégresse et avec une certaine avidité en songeant: "Cela doit être quelque chose de vraiment spécial". Elle a alors mit dans ma main une enveloppe jaunie par le temps renfermant une carte de noël délabrée et 2 dollars. Je tombais dans la déception et la colère en pensant" ce n'est pas un cadeau, juste de l'argent et pas assez de toute façon. Cela me coûtait de devoir la remercier pour un cadeau si mesquin et irréfléchi et prenais congé d'elle en marmonnant un merci plein de ressentiment. Je savais que je l'avais blessé. Sa bouche était tendue et elle s'assit dans son rocking chair sans rien dire plongeant ses mains dans son giron et regardant le sol mais je m'en moquais. Je m'éloignais d'elle plein d‘amertume.

En revoyant ce souvenir depuis ma perspective d'adulte j'ai réalisé plusieurs choses: Elle m'avait donné ce cadeau pour participer aux fêtes de noël et faire partie de la famille. Avec mon refus je lui avais nié sa participation. Et depuis son point de vue son cadeau n'était pas insignifiant il représentait une somme importante pour elle. Elle était extrêmement pauvre et entièrement dépendante de son fils aîné pour tout excepté sa pension de 2 dollars qu'elle utilisait généralement pour contribuer aux dépenses de la maison. J'appris cela des années après. Je me sentis submergé de honte et de tristesse et j'ai dit à mon témoin qu'il me faudrait la retrouver (dans mes rêves?) pour la remercier de tout mon cœur de ce cadeau. Quand je me fus débarrassé de cette honte et de cette peine j'ai réalise que jusqu'à maintenant j'ai reçu tous les cadeaux sans élégance ni générosité. J'ai toujours eu du ressentiment ou misé sur (si le cadeau était important) ou triché mais je n'ai jamais reconnu que quelqu'un avait fait ce cadeau, eu cette conscience en le recevant. Deux choses ont changé désormais: d'une part il y a de la générosité dans le fait de recevoir autant que de donner (d’ailleurs je suis tout a fait conscient quand les autres ne reçoivent pas les cadeaux élégamment) et d'autre part qu'a fin de devenir un leader je dois être ouvert, je dois reconnaître et inclure l'autre afin d'aller au delà du "moi, moi, moi".

En écrivant cette histoire ici c'est la troisième fois que j'examine ce souvenir avec attention. La première c'était au séminaire et la deuxième en l'écrivant dans mon carnet de bord (quand le souvenir est devenu plus détaillé, plus clair). Avec cette troisième version une conscience nouvelle s'est affermie. L'exercice de traque constitue un moyen de m'échapper petit à petit de la prison du moi. En raison de ma préoccupation exclusive a propos de moi, mes attentes et mes déceptions je n'avais pas seulement exclu ma grand-mère des festivités mais je m'étais aussi exclu moi-même. Et comme "moi" doit toujours avoir raison j'ai pris l'habitude de rejeter les cadeaux quels que soient les circonstances. Cela clarifie encore autre chose pour moi: la différence entre un chef et un leader. Le patron applique les règles quelles que soient les circonstances alors qu'un leader répond à la situation. J'ai passé la plus grande partie de ma vie à être un "chef". Mais ceci (en grande partie en raison de ma participation aux séminaires toutes ces dernières années) est en train de changer. Vive le changement!


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