![]()
Échos
du séminaire de Shambhala 2008
Échos
du séminaire de Bath 2008
Échos du séminaire
de Palm
Springs 2008
Voici une sélection représentative des comptes rendus abondants que
nous avons reçus des participants du séminaire au Shambhala
Mountain Center dans le Colorado. Merci à tous ceux qui ont écrit!
L'ascension du Serpent à
Plumes
Shambhala Mountain Center, Colorado
31 juillet- 1, 2 & 3 août 2008
Echos des débutants
Compte-rendus généraux
Comptes-rendus généraux
![]()
Quelle expérience incroyable et magique que ce séminaire au milieu des montagnes de Shambhala! Le week-end fût aussi intense et riche qu'une vie entière. Je me suis senti si chanceux d’être là au milieu de ces montagnes parmi toutes ces personnes incroyables en quête de la vérité et de leur connexion avec l'infini.
Ce fut délicieux d'être un témoin de la connexion entre la tenségrité et la tradition tibétaine. Le discours du Rimpoché et les rapports entre la terminologie tibétaine et celle de la tenségrité semblait parfois étonnants et à d'autre moments si évidents et naturels. Je me demande ce qui a pu conduire à un tel changement.
Dans ma liste d'excuses ma mère venait en premier. Je dois m'excuser de
l'avoir si souvent jugée de n'être pas assez intelligente ou cultivée et de
ne pas avoir de diplôme.
Je me rends compte de la peine que j'ai du lui causer en étant si arrogant.
Elle était vraiment magnifique et magique et je l'aime pour tout ce qu'elle
a été.
Après avoir pratiqué contempler avec les oreilles du coté droit j'ai fait
part de mes excuses à mon témoin. Ma position corporelle était de plus en
plus tendu et inconfortable.
J’étais en fait ennuyé d’être obligé de m'excuser. Plus encore depuis cette
position je ne me sentais pas en accord avec ce que j'avais écrit comme si
je récitais une leçon.
La vue obtenue depuis le coté gauche était tout à fait différente. J'étais bien plus ouvert et décontracté. Je respirais et aucune des pensées qui m'occupaient le moment précédent ne semblaient pertinentes. Bien au contraire de l'amour semblait s'écouler de ma poitrine pour cet être qui m'avait donné la vie et pour mon témoin en face de moi.
En combinant la vue des deux corps j'ai obtenu une explication claire de
ce qui se passait et j'eus la possibilité de voir la scène depuis une perspective
plus large. Je sentais que les peurs et la confusion provenait de mon corps
droit. Le fait de reconnaître mes erreurs en face de ma mère faisait trembler
mon corps droit.
Plus encore j'étais traversé par un nouveau courant de pensées. C'était comme
avoir accès à une connaissance qui m'était inconnue juste avant. Je pris soudainement
conscience que l'intelligence est un sujet extrêmement subtil bien au delà
du simple fait d'obtenir des diplômes. Je m'aperçus alors de l'intelligence
incroyable de ma mère et je sentis chacune de mes pensées dans mon corps.
Après avoir partagé mes découvertes dans le cercle et écouter celles des
autres j'ai réalisé à quel point les résultats étaient fantastiques quand
les deux corps coopèrent. C'est alors que le corps droit donne un sens et
une direction aux incroyables ouvertures du corps gauche. C’est cela l'évolution
pour moi.
J’ai trouvé fascinant d'imaginer obtenir ce résultat dans la vie courante
et les relations.
Alors que les jours s'écoulaient une partie de moi se sentait totalement
subjuguée et amoureuse des montagnes environnantes, des méditations matinales,
des passes magiques et des discours.
D'un autre coté ma résistance à m'excuser auprès de ma mère se réveillait
sans arrêt. Je m'accrochais à une sensation habituelle de tristesse et de
déception en pensant à elle et en la jugeant.
Cette sensation fut même renforcée à la suite du second exercice de traque ou nous devions trouver une scène liée aux excuses. C'était un évènement survenu trois ans auparavant. J'étais allé rendre visite à ma famille après une longue absence. A cette époque j'avais pris beaucoup de poids ce que ma mère ne pouvait pas supporter. Cette visite se termina trois jours après par des cris et des pleurs. Cette fois ci je m'en allais et c'était pour toujours. Depuis le coté droit je revoyais tout les détails et j'étais plein de ressentiment. Je revoyais son air dégoûté devant mon apparence et toutes les choses qu'elle m'avait dite à ce sujet. Je me sentais vraiment blessé et offensé.
Après avoir pratiqué la forme du corps gauche deux fois ma perception se
modifia. Ma mère ne faisait plus partie de la scène, ce qui demeurait était
ma part et ce que j'avais amené dedans.
Je me suis souvenu que j'étais le premier à m'être considéré avec dégoût,
a m'être senti honteux et que je n'avais pas eu l'énergie pour communiquer
avec elle profondément.
Ma vue du corps gauche regardait vers l'intérieur sans me sentir menacé. La
vue des deux corps en même temps était encore plus complète et constituait
une explication en soi. Je pouvais voir sa préoccupation à mon sujet et aussi
qu'elle ne désirait que le meilleur pour moi. Ensuite j'ai réalisé que lorsque
le corps droit perd le control comme dans la scène initiale ce n'est pas la
peine de culpabiliser. La seule chose à faire est d'être conscient de cette
réaction et de demander pardon pour nos erreurs.
Ce n'est qu'en écrivant cela maintenant que je réalise de quelle manière j'ai basculé d'une vue à l'autre sans établir aucune connexion entre elles jusqu'au moment ou nous avons pratiqué la passe des deux corps.
En avançant dans les exercices de traque, en m'excusant et en laissant tomber
toutes les pierres accumulées en moi la sensation du serpent qui crée ses
ailes pour prendre son envol devint plus claire. En particulier l'introduction
faite par Miles Reid de la passe du serpent à plumes le samedi soir a été
très utile.
Il a mis l'accent sur l'ampleur de l'ondulation du ventre du serpent et la
conscience accrue de ses ailes. Mon corps s'est vraiment senti plus fluide
ensuite et est entré complètement dans l'humeur de la passe.
C'est le dimanche matin que mes sensations ont été les plus fortes. J'étais encore ému par le discours si beau et inspirant de Miles. Quand il eut fini je l'ai suivi des yeux alors qu’il allait embrasser Axel avec tout l'amour et la tendresse dont il était capable. Je me suis alors souvenu de quelque chose de mes premières années: l'amour que mes parents avaient pour moi. C'était une sensation corporelle très claire. J'ai senti combien leur amour et leur affection pour moi était profonde et cela m'a tiré des larmes de pur bonheur pendant que nous exécutions les passes du serpent à plumes. Je me suis senti complet et si chanceux d'avoir eu des parents comme les miens. J'ai réalisé que j'avais absolument tout ce dont j'avais besoin et depuis cette position je me suis senti complètement libéré de ma tendance à attirer l'attention des gens autour de moi. Je me suis senti reconnaissant et plein d'amour pour ma mère, pour tous les cadeaux qu'elle m'avait fait et pour son incroyable beauté. A ce moment j'ai compris que mes ailes étaient les siennes et que si j'étais là à expérimenter toute cette beauté et cette harmonie c'était grâce à elle. Quel être mystérieux et magique elle me semble maintenant. Ensuite j'ai senti dans la salle non seulement la présence de ma mère mais aussi celle de toutes les femmes de mon lignage. Tout-à-coup tous les dialogues que je traque et dont je témoigne depuis des années à propos de me sentir "moins que les autres" ou incapable de m'adapter à un groupe disparurent complètement. Je sentais mon lignage qui participait à la célébration qui avait lieu dans la salle avec tout le monde. J'ai senti comment chaque décision qu'ils avaient pris dans leur vie avaient compté pour m’amener à vivre ce moment présent et j'étais entièrement connecté à cette conscience.
Ce fût un tel soulagement! Une telle joie!
Après le séminaire en revenant à la maison je me demandais comment j'allais pouvoir me souvenir de tous ces moments et de tous ce que j'avais appris là-bas. Une voix m'a dit alors que tous les souvenirs étaient dans mon cœur. Je ramène à la maison tant d'outils appris là-bas que cela devrait me permettre de me connecter à mon cœur et d'équilibrer les vues des deux corps. C'est depuis cet endroit que je veux me connecter à ma mère et aux êtres qui m'entourent.
![]()
A Shambhala, je me suis rendu compte que ça fait des années que
je n’écoute pas mes sentiments profonds. C’était étrange car j’avais la conviction
d’avoir été reconnecté avec mes sentiments ces derniers temps. Mais quelque
chose s’est levée et je me suis rendu compte que j’étais en train de bloquer
ce que je ressens avant qu’il n’arrive au niveau de ma conscience, et particulièrement
je ne reconnaissais pas mes sensations de douleur. Ceci était la réalisation
la plus profonde qui a fait surface pour moi au séminaire. J’ai découvert
que les sentiments venant de mon cœur ont été recouverts pendant toutes ces
années, vraisemblablement à tout instant de ma vie. Mon cœur n’était pas le
centre depuis lequel je vivais ma vie, une autre partie de moi avait pris
le dessus. Je savais que le changement a eu lieu dans mon enfance pour me
protéger de la douleur, la solitude, les sensations trop fortes, les actions
des autres et mon désir d’être accepté et aimé par les autres. Cette réalisation
a été confirmée par chaque aspect du séminaire, mes propres histoires, les
histoires des intervenants aussi bien que dans mes interactions avec les autres;
ne pas écouter mes sentiments profonds était un caractéristique clé dans ma
vie.
Les scènes de ma vie qui ont émergées pendant la passe “Contempler avec Les
Oreilles” sont celles qui refaisaient surface régulièrement dans ma conscience
pendant des années; les amis et la famille que j’avais abandonnés ou traités
injustement et la culpabilité que je ressentais par rapport à ma conduite.
J’ai vu ces histoires depuis le coté droit telles que je m’en suis souvenu,
mais depuis le coté gauche une vue plus large a émergé, une vue qui prenait
les actions des autres en considération et qui laissait de la place pour une
gamme plus riche de mes propres sentiments et perceptions. Depuis mon centre
est venue la vue entière qui semblait tout expliquer. En gros, ce que certaines
personnes ont dit ou fait quand j’étais jeune m’a souvent blessé et ma façon
de me protéger était de nier l’amour que je ressentais à leur égard. Refuser
aussi le fait de vouloir être en leur compagnie. Je les ai donc jugés pour
justifier mes actes et me donner raison de les couper de ma vie, de prendre
de la distance par rapport a eux pour me protéger. Mes jugements faisaient
partie du mur qui enfermait mes véritables sentiments. Je n’avais pas la confiance
en moi dont j’avais besoin pour être moi-même, pour vivre et aimer ouvertement
sans la crainte des paroles ou jugements des autres, surtout ceux qui étaient
proches de moi. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas faire les choses
autrement à ce moment-la, j’ai agit selon la seule manière que je connaissais
pour me protéger; piégé comme je l’étais à l’intérieur d’une réaction enfantine
au monde. Mais je ne suis plus cet enfant et je peux vivre depuis mon cœur
à nouveau, respirer et faire l’expérience de la vie depuis ce centre là.
J’ai eu des histories de famille comme celle de Jerry. Récemment j’ai décidé
d’arrêter de juger une de mes sœurs, J’ai abandonné l’idée que j’avais autrefois
qu’avant que nous puissions établir une nouvelle relation nous devions avoir
cette discussion où toutes mes récriminations seraient entendues et reconnues.
Je savais que ma sœur n’aimait pas ces voyages émotionnels dans le passé;
alors quand elle est venue me rendre visite récemment j’ai décidé de « simplement
passer une bonne journée avec elle ». Nous avons passé une très agréable journée
ensemble, comme deux amis, et j’ai fait la même chose la fois suivante chez
elle. Là, je l’ai vu sous une autre lumière, j’ai vu comme elle était aimante
avec tout le monde et pardessus tout j’étais conscient qu’en dessous des jugements
superficiels et des récriminations que j’avais pendant toutes ces années,
en dessous de tout ça, il y avait mes véritables sentiments pour elle; et
intacte, en attente d’être reconnu de ma part, il y avait l’amour que j’ai
toujours ressentie pour elle.
Chaque aspect de l’histoire de Miles a résonné en moi, évoquant des sentiments
de situations dans ma vie dont je ne pouvais pas me souvenir. Faire la passe
Sauveuse de Vie depuis le cœur, avec le cœur au centre du mouvement, a été
une révélation. En me promenant dans la rue aujourd’hui, j’ai ressenti mon
cœur en train de devenir le centre de ma vie.
![]()
J’aimerais vous remercier pour cette expérience merveilleuse qu’était
le séminaire à Shambhala. Le lieu en soi était comme une bulle remplie d’intention
et d’êtres charmants. J’ai ressenti une grande ouverture de la part de tous
ceux qui étaient présents et pour moi c’était la première fois d’avoir autant
de possibilités d’être en contact et parler avec eux. Pour moi, le séminaire
avait commencé trois semaines plus tôt. Pendant une semaine, je me suis réveillé
chaque nuit en écoutant ma propre voix chanter des chansons, comme des mantras,
au sujet de la terre et le ciel, la rivière et ainsi de suite. J’étais remplie
de son et mon cœur s’est ouvert. Une voix a l’intérieur de moi était très
claire sur la puissance de ce séminaire mais il y avait aussi une voix qui
ne savais pas si je devais y aller... je suis si contente d’avoir décidé d’y
aller… Ma propre expérience est: chaque mouvement était puissant et m’a mis
en contact profond avec mon for intérieur et mon cœur. Je pouvais ressentir
les fibres à l’intérieur de moi et autour de moi. Le dimanche je me suis senti
transformé en serpent a plumes et je pouvais ressentir les ailes, la queue
et j’aimais voler avec les autres êtres dans la salle. Mon cœur brulait dans
le bon sens, ouvert à tous les êtres et j’ai perçu les fibres depuis mon cœur
jusqu’à l’univers et aux autres êtres. J’étais rempli d’amour. Le mouvement
“Contempler avec les Oreilles” avec le travail du témoin m’a ramené à un niveau
plus profond de mon propre histoire. Et c’était si facile d’y aller et trouver
une résolution. Les circonstances de la mort de mon père et ma façon de fuir
ce sujet se sont remontées. L’exercice du témoin m’a aidé à me pardonner et
reconnaitre le travail de ma sœur et ma mère à cette époque. Plus tard dans
la nuit, j’ai pleuré et ca m’a soulagé. Miles a fournit la touche finale à
mon histoire avec la sienne. J’ai été très ému.
Merci beaucoup et avec plein d’affection.
![]()
Merci pour ce beau séminaire instructif. Après le séminaire j’ai
gardé pendant des jours cette énergie joyeuse qui m’avait imprégnée pendant
tout l’événement et même une sale douleur de hanche que je garde depuis des
années a cédé devant les passes et le serpent a plumes.
L’exercice du pardon a été très puissant et inspirant et j’ai deux histories
a partager.
Quand nous avons fait l’exercice j’ai trouvé a peu prés huit personnes a qui
je voulais présenter mes excuses et ensuite j’ai pris celle qui me semblait
la plus importante pour travailler avec mon témoin. Je présentais mes excuses
à un collègue que je comparais a un employé de banque parce qu’il ne s’était
pas engage à faire des heures supplémentaires pour terminer une mission urgente
pour un client. J’ai envoyé un mot à cet effet à son patron en demandant qu’il
soit viré. Je ne savais pas que son patron allait lui faire suivre ce mail
et il s’est gravement vexé et de là s’est ensuit une méchante échange de mails
qui m’a laissée sans énergie et complètement dégouté de cette personne. Pendant
plus d’un an, l’ombre de cet événement a bouffé mon énergie, même dans mes
rêves.
Il s’est trouvé que l’esprit m’a mis devant un témoin peu ordinaire. Au moment
de présenter mes excuses, je me suis rendu compte qu’elle était elle-même
employée de banque et je me suis senti gêné pour le faire mais en même temps
je l’ai trouve si drôle que j’ai été obligé de le dire trois fois et elle
se marrait de ma perception si bête de son métier. L’exercice a été puissant
et je me suis senti léger après. J’ai compris que je me suis trompé mais que
le patron avait aussi joue son rôle dans sa façon de gérer la situation. On
a ri ensemble et j’ai senti que l’esprit voulait vraiment me mettre dans l’embarras.
Au fait, mon papa a été employé de banque pendant 36 ans et je n’avais jamais
fait le lien jusqu’à maintenant. Nous sommes capables de dire des choses très
bêtes et insensibles quand nous sommes piégés dans ces comportements enracinés
ou l’on croit à sa propre supériorité.
Maintenant, je me sens soulagé et j’ai appris que quand je me sens stressé
au sujet d’un délai, je dois faire très attention a mes communications écrites,
surtout quand je commence à sentir que je dois défendre quelqu’un d’autre
et je me sens rempli de ma propre supériorité. Ca fait maintenant partie de
ma carte et j’ai l’intention de le maitriser.
![]()
Le séminaire a commencé pour moi presqu’une semaine avant le 31
juillet. D’abord, ma grand mère qui a 91ans a subi une attaque et l’hôpital
ou elle a été emmenée l’a mise dans un centre de soins pour 24 heures. Ca
fait longtemps qu’elle résiste à l’idée de la mort et je me suis rendue compte
que je lui en voulais (pour le timing – qui s’est avéré être fortuit – et
pour m’avoir mise en face de quelque chose que je ne me sentais pas préparée
à confronter.).
Ma sœur, mon beau frère et moi sommes allés au séminaire en voiture en passant
par les Rocheuses. Le premier jour ça a été mais le deuxième jour, a cause
d’un café que j’avais bu avant de me coucher, je ne m’étais pas endormie avant
3h et je me suis réveillée grincheuse et agressive. J’ai commencé à cataloguer
le comportement de mon beau frère (Jerry): sa façon de fredonner, siffler
et d’exclamer a chaque chaine de montagnes “Regardes les belles montagnes”
et dans chaque vallée “Il n’y a rien ici. C’est stérile” et le chamaillement
constant entre lui et ma sœur. Au bout d’un certain temps, j’ai commencé à
examiner cet empressement pour le jugement et très rapidement j’ai pris conscience
de tous mes propres habitudes de voyage: je suis constamment en train de pointer
les choses du doigt en exclamant “C’est si beau” jusqu'à provoquer la nausée,
de parler de choses qui n’intéressent pas Jerry (La Tenségrité), etc. etc.
En me rendant compte de ceci, j’ai décidé d’utiliser cette occasion pour me
traquer et j’ai proposé à ma sœur d’être d’accord avec tout ce qu’elle dirait
ou proposerait ou postulerait pendant la journée entière. Au début, ça a été
extrêmement difficile et je retombais sans arrêt dans le sarcasme – ce qu’elle
ne manquait pas de me faire remarquer jusqu'à ce que je sois sincère. Au bout
d’un moment, ca a été plus facile et tout d’un coup je me suis rendue compte
que pendant toute ma vie, j’ai passé mon temps à la contredire, à l’opposer,
à trouver les objections à tout ce qu’elle suggérait ou à contre proposer
autre chose depuis ma position de grande sœur. J’ai réalisé avec étonnement
que j’avais été complètement inconsciente de ce comportement (elle en était
parfaitement consciente). Au fur et à mesure que ça devenait plus facile à
faire, je me suis rendue compte qu’une grande quantité d’énergie a été utilisée
par ce comportement.
Quand je suis arrivée au séminaire, j’avais déjà le sentiment que cette traque
avait été bénéfique pour nous deux. Ma sœur se rendait compte qu’elle se sentait
responsable de tout le monde et pour tout, et que nous autres étions tous
en train de vivre comme sur une croisière sur sa bonne volonté d’être le responsable.
Elle se rendait compte qu’elle cherchait la reconnaissance. Ensuite on a fait
l’exercice du pardon et la première personne à qui je voulais présenter mes
excuses était ma sœur pour avoir passé ma vie à la désapprouver, la contredire
et lui faire douter d’elle même SANS EN ETRE CONSCIENTE! Ce comportement a
pris racine des nos premières années ensemble. J’ai été aussi capable de reconnaitre
ma dette envers elle pour beaucoup de choses y compris le fait de prendre
soin de notre mère sénile depuis ces dernières 12 années. La deuxième personne
à qui j’ai présenté mes excuses était ma mère et la troisième était Jerry.
Et puis, il y avait tant de rappels de la mort en tant que conseiller. Pendant
la tour du Stupa, nous devions tous dire trois fois de suite sur le coté gauche
de la structure: “Ce corps sera un cadavre. » Ce qu’a dit le Rinpotché au
sujet de l’importance de traiter la mort de quelqu’un de proche de manière
appropriée a vraiment résonné en moi et m’a donné le moyen de me rapporter
à ma mère et à l’expérience qu’elle était en train de vivre. Et puis, finalement
l’histoire de Miles au sujet de la mort de son patient! Je me suis sentie
ciblée, comme si l’intention s’est adressée directement à moi à travers ce
séminaire.
La chanson hawaïenne a fait relâcher tant d’émotion en moi que je me suis
sentie renaitre après et j’étais dans une humeur très tendre. Alors, aloha
à vous qui avez fourni cette expérience étonnante.
![]()
Merci pour ce séminaire fantastique. L’équilibre entre les deux
lignées différentes qui ont tant en commun était comme le ciel et la terre
qui se rejoignent a l’horizon.
Le colibri qui est apparu dans le dernier séminaire a Palm Springs volait
à nouveau au dessus de nos tètes en nous rappelant a quel point cette vie
est fragile et fugitive.
L’exercice de la présentation des excuses et la reconnaissance des autres
dans nos vies était clair et direct. Nous avons ouverts nos cœurs et montre
nos sentiments.
Nous ne pouvions pas jouer le jeu du mental qui consiste à essayer d’arranger
notre histoire selon nos désirs car il ne s’agissait pas d’une histoire. Seulement
une présentation de nos excuses, et la meilleure partie c’était de reconnaitre
l’autre personne. Dans mon cas, c’était mon père décédé. La première fois
que j’ai lu ma présentation d’excuses, je ne pouvais rien ressentir, alors
j’ai demandé à mon témoin si je pouvais le regarder dans les yeux en présentant
mes excuses. C’est là ou les choses ont changé et j’ai vu mon père dans les
yeux de mon témoin.
Mon père était la et j’ai senti qu’il écoutait la présentation de mes excuses
que je ne lui avais jamais présenté pendant qu’il était vivant, quelque chose
a changé dans mon corps et le changement n’était pas purement physique: j’ai
senti que mon coté droit a été relevé et les fibres qui ont été tordues depuis
des années étaient en train de se démêler. Je me suis senti nettoyé, léger
et doux.
A Shambhala nous nous sommes rapprochés les uns aux autres, nous nous sommes
rapprochés du ciel et de la terre et comme un praticien a dit si bien:
Je ressens que les gens ici sont mes frères et sœurs aussi.
Nous avons eu l’occasion d‘écrire notre histoire trois fois depuis trois endroits
différents et d’arriver a une position d’équilibre d’où nous pouvions voir
une image complète et la fin était surprenante comme dans un très bon roman
ou film. Merci.
Le chant entre Robert et Chiara a vraiment créé une humeur de lumière et de
contentement dans mon corps. La passe magique du Serpent à Plumes avec la
musique était aussi merveilleuse. Merci, les amis. J’espère que ce sera inclus
dans le prochain CD.
Les questions et réponses pour les débutants entre les séances était une très
bonne idée. J’ai vu leurs visages pleins de curiosité et d’excitation chaque
fois qu’ils se sont retrouvés.
L’acte de changer le lieu d’un séminaire a eu un impacte sur les praticiens
chevronnés car nous nous sommes sentis en dehors de notre zone de confort.
Nous avons partagé l’espace avec autrui (d’autres séminaires et le personnel
de Shambhala) et nous avons aidé à faire la vaisselle, donc nous avons participé
davantage. Nous avons fait des passes magiques sans chaussures. Nous avons
écouté d’autres personnes – la méditation du matin avec Greg a été étonnant
et je l’ai inclue dans ma vie quotidienne.
"Je peux focaliser sur nos différences mais je préfère focaliser sur
nos similarités," un praticien a dit dans le dernier Tour de la Conscience.
Ce commentaire s’applique à la situation d’être des invités dans ce nouveau
lieu.
Sakyong Mipham Rinpotché irradiait cette lumière…La méditation avec lui m’a
scindé en deux. D’un cote, je ressentais mon corps et j’écoutais les instructions
alors qu’il parlait du tigre, du lion, du Garuda et du dragon.
Mais l’autre cote de moi était parti ailleurs en train d’interagir, se mouvoir
dans des couleurs et formes différentes, libre de la forme humaine. C’est
difficile à expliquer, même maintenant.
Ensuite il y avait le discours de Miles...Quel être étonnant, il a ouvert
sa poitrine et il a sorti son cœur, il l’a guéri et l’a remis en place a l’intérieur.
Je ne pouvais retenir mes larmes. C’était un acte inspiré devant l’infini
et nous avons eu l’honneur d’en être témoins.
Je me suis senti concerné par tant d’aspects: Oui, je ne veux pas être dérangé.
C’est difficile pour moi de demander de l’aide et je veux être parfait, mais
je peux utiliser la mort en tant que conseiller et laisser tomber tout le
reste. Comme Miles a dit.
Et maintenant, j’ai le choix de continuer à vivre dans le même sillon ou élargir
ma conscience.
![]()
…J’étais en train de me souvenir de mon expérience dans laquelle
j’ai remarqué un déplacement de conscience entre une des séquences et la suivante,
et une analogie m’est venue a l’esprit que je pense pourrait être utile pour
quelqu’un d’autre. La vue du Corps Droit était comme si il y avait une pièce
sur un œil. Je pouvais voir, mais la vue était limitée et manquait de profondeur.
La vue depuis le Corps Gauche me permettait de voir depuis l’autre œil, mais
cette vue était aussi incomplète. Cependant, le résultat obtenu en faisant
la dernière série m’a procuré une vision binoculaire – une vue riche en trois
dimensions.
Je suis si reconnaissant pour cette expérience. En apprenant à remarquer ces
différences, je me sens davantage capable de suivre consciemment ces déplacements
de la conscience, de remarquer quand ils arrivent, et d’apprécier la nature
de chaque état.
![]()
La visite du Stupa guidée par l’architecte/designer/artiste était
intéressante car il a expliqué les principes du Bouddhisme, qui sont pour
la plupart similaires à ceux de la Tenségrité. Il nous a expliqué que la vie
est breve (il nous a fait méditer sur le fait que notre corps deviendra un
cadavre en faisant un quart de tour du Stupa), que les êtres humains ne font
qu’une petite partie de la conscience du monde, et qu’il n’y a aucune garantie
que les êtres humains seront toujours là…. C’est devenu une idée récurrente
depuis le séminaire que la vie est courte et de prendre le temps de voir la
beauté tout autour de nous aussi souvent que possible. Ca remet de la lumière
dans ma journée à chaque fois.
Notre hôtesse-organisatrice Jess l’a bien décrit quand elle a dit qu’elle
ressentait que les gens de la Tenségrité faisaient déjà partie de leur groupe.
Je ressens la même chose pour les hôtes et résidents de Shambhala.
La conversation avec les autres praticiens a été différente cette année car
au lieu de se concentrer sur les idées de la Tenségrité, nous étions en train
de parler de comment la Tenségrité trouve sa place parmi les autres chemins
qui apparaissent autour de monde en ce moment. C’était une bonne sensation
de coopération et d’ouverture. Ca fait du bien de partager.
![]()
Ce séminaire a été un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, auquel j’ai participé. Les mots me manquent pour exprimer tout ce que j’ai reçus et appris là-bas. Je veux néanmoins faire de mon mieux pour exprimer mon respect, ma profonde gratitude et mon amour.
Je veux dire que les passes magiques étaient absolument merveilleuses. Écouter avec les deux corps et traquer à propos du pardon, et de la reconnaissance étaient tellement puissant ! J’ai pu abandonner ce sentiment de culpabilité qui, j’en suis désormais conscient, a eu un profond pouvoir sur moi et a été un énorme poids sur mes épaules.
Je voudrais partager mon histoire : quand j’avais 20 ans, je suis allé voir
mes grands-parents chez eux. Ils m’avaient élevé, et j’ai passé avec eux toute
mon enfance. Mon grand-père a souffert des années d’une maladie dégénérative.
Quand je l’ai vu, je n’ai pas voulu rester à côté de lui trop longtemps. Je
sentais que je n’avais rien à dire ni à faire là. Je suis resté juste quelques
jours et suis parti aussi vite que possible. Un jour il m’a regardé d’une
façon très sérieuse et intense. J’ai senti qu’il ressentait ma contrariété,
et qu’il pensait que j’étais ingrat « comme mon père » (mon grand-père avait
l’habitude de dire que nous sommes un produit direct des liens du sang, et
mon père était critiqué pour sa relation distante avec sa propre famille).
Dans les jours qui suivirent mon départ de chez mes grands-parents, mon grand-père
s’est suicidé.
Je me suis senti très mal. J’étais vraiment triste et j’ai pensé que si toute
la famille moi y-compris avions été capables de lui exprimer de l’amour et
de l’attention, peut-être se serait-il senti mieux et aurait-il eu la volonté
de vivre. Je regrette énormément de ne pas avoir été capable de lui témoigner
de l’amour, et de faire quelque chose en retour des années d’amour et d’attention
qu’il m’avait données.
Quand nous avons réexaminé cette histoire pendant le séminaire, j’ai voulu lui demander pardon. Quand nous faisions les passes Magiques pour le corps droit, je pouvais ressentir de la tristesse et du remords. Cela m’a fait pleurer. Cela m’a rendu conscient que je pourrais avoir une vieillesse solitaire et sans défenses, parce qu’il me faudrait payer pour ce que j’avais fait à mon grand-père. Quand nous avons fait les passes pour le corps gauche, j’ai senti clairement qu’il n’y avait rien à regretter et rien à propos de quoi demander pardon. Je pouvais voir qu’à ce moment là, je me sentais très triste pour son état, et que quand il me regardait de cette façon sérieuse, il ne me jugeait pas (ce que je pensais avec mon côté droit), il me disait au revoir avec son cœur et je lui disais au revoir aussi. Mon corps et mon âme lui disaient au revoir avec un sentiment profond d’amour, de tristesse et d’acquiescement. Nous savions tous les deux que cela serait notre dernière rencontre dans ce monde. Et nous étions tous les deux tristes et pleins de nostalgie et d’amour. Nous avons eu un au revoir très sobre, triste et aimant. Nous nous sommes parlé en silences de notre amour.
Du point de vue des deux corps, je pouvais sentir comme si lui, mon grand-père, était là avec moi dans le lieu du séminaire. J’ai senti très clairement qu’il se réjouissait de cette ouverture de mon esprit, et de l’opportunité de prendre contact avec moi à ce moment très spécial. Je pouvais presque le voir, souriant et me faisant un clin d’œil, comme il avait l’habitude de faire quand il était en vie. Il disait : « tu me rends si heureux » « ma vieillesse était pleine de joie grâce à ta présence dans ma vie » « j’ai toujours su que tu m’aimais » « il n’y a rien, absolument rien à pardonner ». Je disais « merci Gegey pour tout ton amour et tout ce que tu m’as donné » « tu m’as donné de magnifiques rêves » « je sais que tu sais que je t’aime. »
Après cela, j’ai senti comme si une charge ou une pression gigantesque de quelque chose de très dense avait relâché son emprise sur moi. J’ai eu un sentiment de joie et de liberté comme je n’en ai jamais ressenti auparavant.
Je m'aperçois maintenant que tous les jours du séminaire à Shambhala furent pleins de prises de conscience et d’enseignements, et que toutes les leçons que j’ai reçues prenaient place dans un endroit de rêve. C’était tellement beau d’être entouré par cette nature magnifique et cette intention profonde de silence, d’amour et de compassion de la tradition Bouddhiste. On peut sentir ici très fortement l’amour de la Terre Nourricière.
Les séances de méditations furent une découverte. Je pouvais sentir très
clairement que c’était vrai : il existe un espace entre mon être et ma pensée.
Je pouvais sentir que penser est quelque chose de petit et de vraiment inoffensif,
si on ne s’y accroche pas et qu’on ne s’y identifie pas.
Les lectures étaient exquises. Miles nous a fait pleurer avec sa traque très
poussée. Aerin nous a fait apprendre, recevoir joyeusement des leçons profondes,
rire avec son sens de l’humour exquis, et entrer dans le silence par sa manière
magnifique, profonde et harmonieuse d’explorer et d’enseigner les passes magiques.
La musique était super et très inspirante. Le serpent à plumes, la totalité
de notre être, s'est envolé très haut là-bas. Et il est vole encore, élevant
notre être terrestre à des hauteurs paradisiaques, nous procurant des points
de vue très étendus. Un énorme merci à vous tous, nos instructeurs, pour l’amour,
l’enseignement et la liberté auxquels nous goûtons grâce à votre travail impeccable
!
![]()
J’aimerais partager une expérience qui est arrivée pendant le
voyage à Shambhala en rapport avec contempler avec les oreilles. D’abord,
j’ai choisi un livre pour le voyage traitant des études d’un médecin écoutant
à l’intérieur de la matrice de notre mère. Et Aerin en a parlé pendant la
présentation de cette série. Mes oreilles s’ouvrirent ! Après le séminaire,
j’étais dans la chambre d’hôtel. J’ai téléphoné à mon fils qui revenait de
voir un film au cinéma. Il venait de se disputer avec un homme qui avait fait
beaucoup de bruit pendant le film. Dans ma chambre d’hôtel, je me sentais
seul et séparé du reste. Comme lui.
Nous étions deux être solitaires essayant de communiquer. J’ai alors perçu/su
que je devais « écouter » mon fils, à cause d’une précédente discussion que
nous avions eu et que nous n’avions pas résolue. Je pus alors « élever » notre
échange. Je l’ai écouté pendant plus d’une heure, je savais qu’il se calmerait
si je l’écoutais, parce que pendant la précédente discussion que nous avions
eue je n’avais pas voulu l’écouter.
J’étais nerveux et mon corps était tendu à cause de la préparation de mon voyage et il me tannait en réclamant mon attention. J’étais dans un mauvais état d’esprit, et je lui ai demandé d’arrêter de se plaindre. Cette fois-ci, c’était la même situation sauf que je ne me préoccupais plus de la préparation du voyage parce que le pire était déjà arrivé : j’avais raté mon avion. La seule chose qui importait était d’écouter mon fils. Je réalisais que l’infini me laissait une autre opportunité de me reconnecter avec lui, et je l’ai fait en lui offrant du temps et toute mon attention. Nous pouvions blaguer ensemble, et je me suis excusé auprès de lui.
Je lui ai dit qu’il était le plus important pour moi, et que j’étais prêt
à lui donner ma vie. J’étais en paix avec moi-même et avec lui. Désormais,
je pouvais « voler » comme un serpent à plume.
![]()
J’ai fait deux séries de passes magiques avant de commencer à
écrire cet e-mail.
(La Respiration du Partage et Contempler avec les Oreilles).
J’ai aimé le lieu où se déroulait le séminaire. Shambhala est une des plus beaux endroits où j’ai été de ma vie. J’ai aimé me balader sur ces chemins montagneux, et quand nous avons fait les passes pour le corps droit, le corps gauche et les deux corps, il m’a semblé que les choses que nous disions possédaient un niveau différent d’émotion. J’ai trouvé que pratiquer les passes dans un environnement plus naturel aidait ma concentration.
Merci.
![]()
« Und so lang du das nicht hast,
Dieses: Stirb und Werde!
Bist du nur ein trüber Gast
Auf der dunklen Erde. » Goethe
(« Et tant que tu n'as pas compris
Ce : Meurs et deviens !
Tu n'es qu'un hôte obscur
Sur la terre ténébreuse. » )
Qu’ai-je appris à ce séminaire ? Qu’ai-je ressenti ? Pour démarrer par la
fin :
Du bonheur pur, après la confusion et le désespoir habituels du premier jour
e de la première nuit. … Pure félicité d’être ensemble avec mes amis praticiens.
J’ai ressenti tellement d’affection et d’amour pour eux. Se coucher sur le
sol, en faisant la cartographie et sentir alors un bras, une main, un pied.
Pendant la pause entendre leurs voix, doux bourdonnement et les rires. Et
voir leurs yeux brillants, blaguer avec eux. Pure félicité aussi, d’être dans
ce beau pays, avec des personnes qui s’engagent de tout leur cœur vers le
silence, la compassion et la paix. Quel privilège d’être ici, manger cette
bonne nourriture (manifestement avec moins d’oignons que l’année dernière
!), faire partie du système de Rota. Merci aux instructeurs pour l‘avoir refait,
pour leur intention inflexible, leur amour, leur effort impeccable.
Qu’ai-je appris ? J’ai appris sur le côté gauche. Bien que je pratique depuis plusieurs années, et que j’ai aussi pratiqué la Série de la Chaleur par le passé avec notre groupe de pratique, je n’avais jamais eu d’indice sur ce truc du côté gauche et droit. Pendant ce séminaire, je l’ai senti… gauche : le sombre, déstructuré… l’inconnu… Juste avant le séminaire, en farfouillant dans des papiers de famille, je tombais sur une note de ma grand-mère paternelle, avec une citation de Goethe (celle que j’ai mise au début). Mourir, laisser aller toutes ces certitudes, plonger dans l’inconnu et naître à nouveau, structure renouvelée de cette nouveauté, le vivre et à nouveau le laisser aller… la sonorité du côté gauche… « Pas le son que vous entendez à une soirée de cocktail » selon un des instructeurs …merci c’est très inspirant.
J’ai appris de l’instructeur qui nous a tous demandé d’être ses témoins et de son histoire d’être « parfait par déni » : C’était comme si je connaissais déjà l’histoire, comme si je l’avais déjà entendu auparavant. Les détails, comme les marches glissantes de l’endroit où il dormait, étaient si familiers. Ce discours m’amena directement et sobrement dans l’état d’esprit propice à la récapitulation de la mort de ma mère et de mes relations avec elle. Différentes scènes me vinrent, avec une grande clarté, juste après que l’instructeur ait fini son histoire, durant un petit moment. Je les avais écrites, je travaille dessus maintenant. J’avais mis cette récapitulation de mes relations avec ma mère sur ma liste pour 2008, ayant confiance qu’établir l’intention était suffisant et qu’au moment propice, la vague de l’humeur viendrait, à la façon que j’ai appris l’an dernier : sans planifier nécessairement. Et ainsi fut-il… C’est aussi très mystérieux, la façon dont les séminaires auxquels j’ai assisté dernièrement se connectent. Mon rêve (Bath) est intrinsèquement relié à ma mère – je ne peux saisir comment avec mon esprit, mais je suis le mouvement… J’ai découvert à Bath, mais déjà au séminaire de Barcelone, que j’avais des indications – et que j’avais de gros morceaux de la vie de la mère de ma mère, et comment les évènements de sa vie ont influencé ma mère, et m’ont influencé, et ont influencé ceux autour de moi…
De la pratique des excuses… J’ai appris quelque chose de très important –
reconnaître que j’avais pu mal faire certaines choses, dans le sens où j’ai
pu contribuer à la souffrance des autres. Je ne le voulais pas, mais je ne
pouvais pas agir d’une autre façon à ce moment-là… J’ai vu que ma souffrance,
qui est la source de mon comportement occasionnant des souffrances aux autres,
n’est/n’était pas quelque chose d’individuel, qui demeurait seul – comme illustré
dans le paragraphe ci-dessus – mais plutôt une sorte de nuage tombé sur la
lignée de ma famille, ou peut-être même une structure, un réseau plus grand,
(ce qui, bien sûr, comme pour les talents, peuvent le conduire à être considéré
comme positif.) Cela peut être une illustration du concept Bouddhiste de vacuité,
Sunyata – le « Moi » n’existe pas comme unité séparée. D’un autre côté
: peu de temps avant le séminaire, je réalisais que pendant ma récapitulation
j’étais à la recherche d’excuses pour certaines de mes actions… englué dans
un puéril chemin absolu de pensée qui disait : si tu fais quelque chose de
mauvais, alors tu es mauvais – ce qui est insupportable, d’où la recherche
d’excuses.
Dans le passé… le séminaire m’a donné une possibilité d’approche plus mature
:
Prendre la responsabilité de mes actes dans le réseau, et les compenser si
nécessaire.
Je suis très content de cette rencontre entre le Bouddhisme et la Tenségrité.
Les deux traditions ont le même but, mais j’ai aussi le sentiment qu’elles
se complètent l’une l’autre : le Bouddhisme / le Sakyong : chaque être humain
est fondamentalement éclairé, éveillé, compatissant…
Voler comme un Serpent à Plumes : …le premier vol, j’étais au-dessus de l’océan.
Je voyais la crête blanche et brillante, comme des cristaux blancs et une
forme sombre sous l’eau bleue… « Oh ! Une baleine ! ». La Félicité… Cela fut
la même chose la deuxième fois, mais sur la gauche, de grandes et sombres
formes rocheuses, et au milieu, abaissant mon regard sur un groupe d’être
argentés, des dauphins, jaillissant de l’eau. Félicité. La dernière fois,
je me trouvais au-dessus d’un espace totalement noir, un noir profond, extra
terrestre, poudreux. Éparpillé au travers : des points de lumière jaunes-blancs.
J’essayais de me dire que je regardais une ville pendant la nuit, mais ce
n’était pas ça.
Fascination, crainte…
Je serai absolument à Shambhala l’année prochaine !
![]()
Le lieu du Shambhala Center est très beau et il inspire un calme
sentiment de sérénité et de contentement. Il fournit cette capacité de ralentir,
de devenir présent dans l’instant. Le séminaire en lui-même était complet
d‘après moi, avec de nombreux moments d’apprentissage et d’expériences contribuant
à la compréhension. Un de ces moments d’apprentissage fut l’expérience corporelle
des différences entre le corps droit et le corps gauche, et la combinaison
des deux.
Après « Contempler avec les oreilles » pour le corps droit, je sentis de la
chaleur, une sensation brûlante et de la colère ; pour le corps gauche je
sentis un sentiment d’espace et d’ouverture étendu au côté gauche dans son
entier, qui était aérien et infini, et un sentiment de contentement. Combinant
les deux corps en pressant les mains sur le crâne et le cerveau, le cerveau
gauche était à l’étroit et ennuyé, en rapport avec les expériences du corps
droit. En relâchant cette sensation du cerveau gauche, le côté droit s’ouvrit
et l’inconfort disparut. C’est aussi un des outils pratiques que j'emporte
avec moi lors de ce séminaire: Si je me sens ennuyé, je peux placer ma main
gauche sur mon cerveau gauche, ce qui change ma position corporelle. Un autre
outil est que je peux choisir d’agir plus par le côté droit ou par le côté
gauche, en fonction de ce que demande la situation. Par exemple, sur le chemin
du retour dans l’avion, j’ai aidé une personne à plusieurs reprises à mettre
et ôter sa valise du compartiment à bagage supérieur. Plus tard, il me demanda
s’il pouvait utiliser mon téléphone pour un appel en dehors du pays. Mon corps
droit réagit immédiatement et je répondis « non » avec la franchise et la
clarté du corps droit, et il n’y eut ni question ni plainte de la part de
la personne. Pratiquer la troisième partie de « Contempler avec les oreilles
» pour les deux corps m’a aussi apporté un sentiment de complétude, aucune
crainte, juste le présent et une grande sobriété. Cela m’a aidé à être plus
dans la pièce, ensemble avec les autres êtres.
En pratiquant Exprimer ses Excuses, mon cœur était clos du côté droit, le
dialogue intérieur du « Je ne peux pas dire ça, je ne sais pas comment le
dire.
» Le côté gauche était plus léger, mon cœur s’ouvrait plus, et rêvant une
nouvelle façon d’interagir avec mon père. Des deux côtés, de nouveau mots
m’apparurent, je voulais dire à mon père : « merci, tu es un père formidable.
» J’ai besoin de réellement exprimer ces mots pour dépasser le sentiment coincé
dans ma poitrine et ouvrir ma poitrine. Cela fournit une vue plus claire.
Avec l’exercice de traque, les scènes qui me vinrent furent toutes des scènes
au cours desquelles j’essayais d’abaisser quelqu’un, par besoin d’impressionner,
sentiment qui m’est cher. Dans la situation que j’ai choisie pour l’exercice
de traque, je disais quelque chose de méchant à propos d’un camarade d’école
à deux autres garçons, dans la rue. Il apparut plus tard que l’un d’entre
eux était un bon ami du camarade que je méprisais. A travers le côté droit,
j’étais en colère et j’avais une profonde tristesse intérieure, je voyais
difficilement les deux autres garçons. A travers le côté gauche, je sens le
soleil et je vois le cadre de la situation à 360 degrés, détaché, je sens
que je me pardonne et je sens l’amour et le calme du moment. Avec les deux
côtés, je vois que je n’étais pas satisfait de la façon dont j’avais agi dans
la situation, mais que désormais je peux faire quelque chose pour cela, et
qu’il n’est utile à personne de s’accrocher à ces sentiments pesants. Je peux
garder cette expérience en moi.
Elle constitue un grand moment d’enseignement ; je peux l’utiliser pour agir
avec compassion envers les autres et moi-même la prochaine fois dans des situations
similaires.
A la fin de la pratique des passes, couchés pour ouvrir notre poitrine, la musique de la guitare et du chant était magnifique ; je pouvais sentir le vent autour de moi, ce qui me faisait sentir comme si mon corps d’énergie bougeait autour de moi, nourrissant et tranquille.
L’idée des sillons du discours de Jerry m’aide à sentir quand je suis dans un sillon, et du besoin d’en changer. Savoir que la mort viendra m’apporte la vigilance et le besoin d’agir MAINTENANT. Un des sillons fondamentaux duquel je veux m’échapper et que je veux transformer est ce besoin de réclamer de la reconnaissance. Maintenant, je peux le reconnaître et j’ai la possibilité d’en sortir. L’histoire à propos de son jeune frère était merveilleuse.
Le discours de Sakyong Mipham Rimpoché était en concordance directe avec ce que nous avons appris pendant les pratiques de Tenségrité. J’étais content qu’il parle de la mort, apportant une vue plus claire sur comment nous pouvons prendre la mort comme conseillère pour ne pas temporiser nos actes mais agir maintenant, à ce moment même. Sur le fond son discours apporta un sentiment de compréhension, d’apaisement, de soulagement, un sentiment de retour à mon véritable moi. La pratique de visualisation était aussi magnifique.
L’histoire de Miles Reid était merveilleuse et touchante. Voir sa responsabilité et les conséquences de ses actes, mais aussi comment en alléger le poids par la vue de l’autre côté, et que le moment était venu pour cet homme. Exprimer sa reconnaissance envers cet homme me donna le sentiment que quelque part, l’homme était entendu et avait reçu une réponse, et que de cette façon quelque chose se rétablissait. Une autre chose de l’histoire que je rapportais avec moi est qu’on peut prendre des situations comme celles-ci pour nous apporter le pouvoir d’agir différemment la prochaine fois.
En chantant la chanson hawaïenne ensemble, et en me balançant sur le mouvement de la Respiration de l’Océan, mon cœur commença à s’ouvrir. La timidité m’a fait arrêter de chanter quelquefois ; j’avais besoin de continuer à chanter pour garder mon cœur ouvert encore et encore. C’était un ravissement de chanter ensemble, et de voir et sentir tant d’êtres heureux autour de moi. Ce moment était un moment sans jugement, et j’ai eu le sentiment d’être connecté aux autres.
Avant les passes du Serpent à Plume, en disant « Terre » ensemble dans différentes
langues, il sembla que, d’une profonde obscurité, le rêve de la terre comme
planète prenait vie, comprenant le ciel bleu et la terre elle-même.
En pratiquant le Serpent à Plumes, j’ai senti à nouveau les différents sentiments
du corps droit et du corps gauche, en se déplaçant de l’un à l’autre, de la
grande rapidité et la netteté du corps droit au rond et rêveur corps gauche.
Avec la musique, j’ai eu le sentiment que l’homme chantant dans la chanson
nous appelait des temps anciens du Mexique.
De nombreux autres grands moments :
Un des plus grands délices du séminaire fut de discuter avec les autres praticiens
pendant les repas et à d’autres moments, pour partager par exemple les rêves
que nous avions.
La méditation matinale avec Greg Smith était une agréable, sobre et rafraîchissante
façon de démarrer la journée. J’ai aimé la méditation contemplative, comme
si les mots des différents animaux généraient des sentiments corporels et
une intention que nous pouvions rappeler pendant nos interactions.
Le voyage autour du Stupa sous la conduite du gardien était très chouette
également, notamment avec ses moments d’enseignement sans oublier la pratique
du rire.
Merci au Shambhala Mountain Center et aux personnes qui travaillent/vivent
là bas pour votre accueil ouvert, chaleureux et amical. Merci aussi aux praticiens,
aux instructeurs et à Mipham Sakyong Rimpoché pour avoir permis à ce magnifique
événement de se réaliser, et pour nous avoir aidés à revenir aux êtres d’affection
que nous sommes.
![]()
Le séminaire au Shambhala Mountain Center était un moment important ! En octobre dernier, j’ai aussi participé au séminaire au SMC, et à ce moment là il y avait un air de première connaissance attentive, ce qui apportait un magnifique sens de curiosité et d’émerveillement sur l’ « autre » et sa tradition. Nous eûmes alors de merveilleuses conversations avec des praticiens tant du Bouddhisme que de la Tenségrité, partageant nos approches différentes de ce chemin qui a du cœur.
Et maintenant nous étions à nouveau de retour, et cela était même encore plus merveilleux - en cela que nous avons pu explorer plus avant et plus profondément ce que nous partagions et expérimentions.
Je l’ai particulièrement ressenti dans le discours de Sakyong Mipham Rimpoché.
Il a plongé directement dans le vif du sujet sans tourner autour du pot. Je
l’ai ressenti à la fois dans le concret des mots et dans le sens d’une présence
et d’une concentration qui émanait de lui. Ce qui m’a beaucoup plu fût l’insistance
sur l’action, une méditation active, active dans le sens d’apporter de la
méditation dans les actes quotidiens, mais aussi de s’engager dans notre monde
quotidien – non pas en le pratiquant seulement dans cet état d’émerveillement,
mais en le rapportant à ce qu’on expérimente.
J’ai aussi ressenti ce besoin de prendre ma mort comme conseillère pour savoir quoi faire, et comment apprécier ce que j’ai et ce que je reçois.
Le discours de Miles au cours duquel il partagea avec nous un des fantômes accrochés à sa queue – et particulièrement comment ce fantôme est devenu son professeur, m’a aussi affecté très fortement.
Quand je commençais à suivre ce chemin je croyais qu’une de ses parties concernait
l’élimination du passé – de la façon dont il doit disparaître ou être oublié
– et je ne voyais pas que c’était une vue étroite dans laquelle une large
part était mise de côté. Cette part est que le passé ne nous quittera pas
mais qu’il peut nous aiguillonner pour trouver ce que nous sommes vraiment.
Et ainsi, par un regard conscient sur notre passé, nous pouvons le transformer
en allié.
Ce chemin ne consiste pas à se débarrasser de nos engagements et de nos responsabilités,
mais à les connaître et à prendre la responsabilité d’être présent et d’agir.
Se trouver dans cet endroit magnifique près de la nature, où le silence intérieur est pratiqué par de nombreuses personnes, rehaussa le séminaire, les passes et les exercices que l’on fit. Nous avons tant pratiqué sur notre vie quotidienne à la ville, et avec de bonnes raisons ; pour l’amener dans notre vie quotidienne. Se retrouver ainsi en quelque sorte loin de notre vie quotidienne dans un décor si beau était un plaisir. Dans de nombreux livres que le nagual a écrit, les évènements se déroulaient dans le désert, loin de la vie quotidienne – ainsi, peut-être que quelques-unes unes des pratiques que nous faisons peuvent tirer bénéfice de tels décors. Je reviendrai sûrement si un autre séminaire a lieu – et cela serait quelque chose s’il pouvait durer une semaine entière la prochaine fois… ?
Dans la traque des excuses, je n’ai pas rencontré de grande libération. Je sens que je m’agrippe à une moindre part de l’expérience que j’ai traquée, et à « ma » vue de celle ci. Mais j’ai trouvé un champ d ‘exploration à l’intérieur duquel je peux maintenant regarder. J’ai perdu contact avec un ami depuis deux ans, et bien que je ressente des sentiments mitigés, je ne vois pas comment le traquer à l’exception de regarder comment cela m’affecte. Regarder mes excuses et soulever les pierres de la perspective de mon cœur m’ont aidé à voir comment je peux traquer mes actions et moi-même, et comment elles affectent les autres, à un niveau plus profond. Et je vois aussi comment le passé n’a pas de fin après cette traque, mais comment il peut se transformer en quelque chose qui prend place aussi dans le présent. Génial !
Aussi, merci à vous tous pour cet événement et pour vos mots, pour les passes
et pour le temps et l’endroit que nous avons partagés – je les ai appréciés
à fond!
![]()
Le séminaire entier était étonnant, avec une sensation de luminosité et de beauté.
Pendant la rencontre avec Rimpoché, j'ai senti que quelque chose de très puissant se passait, au-delà de ce qui était dit, quelque chose que je ne pouvais pas décrire. Après la rencontre, j’ai eu une sensation intense dans ma matrice, c’était presque douloureux. J’ai senti qu’il y avait quelque chose de nouveau dans mon corps que je n’avais pas avant et qu’il n’y avait aucune voie de retour. Quelque chose a été changé. Je pense que nous avons établi une connexion à un niveau très profond, ou bien j’ai ressenti l’énergie de cette ancienne et très puissante tradition.
Le vendredi soir, quand nous étions couchés sur nos tapis et que 3 praticiens jouaient de la musique (je ne savais pas que c’était une improvisation !), j’ai senti une ouverture au milieu de ma poitrine. C’est comme si je voyais un chemin devant moi. Le chemin était aussi un sentiment, un mélange de joie, de luminosité, de chaleur et de fluidité ; cela avait un goût particulier que je n’avais jamais ressenti auparavant. C’est alors que je réalisais que ce sentiment c’était moi, je me sentais moi-même. Et j’ai su que j’étais juste un sentiment. C’était une sensation magnifique que j’ai l’intention de revivre.
Le samedi soir, après la pratique, je décidais de retourner au Stupa pour
la dernière fois. Je voulais m’asseoir là bas en silence, regarder les étoiles
encore une fois et peut-être avoir la chance d’entendre à nouveau la musique
écossaise que des gens jouaient avec des cornemuses dans le camp derrière
le Stupa. Je regardais le ciel – il y avait des nuages et aucune étoile -
oh !, dommage, mais je décidais d’y aller quand même. Après un moment de silence,
je sortais et le ciel était clair avec une myriade d’étoiles. Tous au long
de ces jours dans la montagne, le temps passé à regarder les étoiles où à
rester assis en silence n’était jamais assez long. Mon corps voulait plus
de silence, plus d’étoiles, et encore et encore et encore. Je me recueillais
dans la voûte étoilée. Juste une minute plus tard, j’entendis l’enregistrement
d’une chanson écossaise que quelqu’un avait mis au camp, juste une chanson,
comme un au revoir. Sous les étoiles, j’ai vu un daim dans la prairie sur
ma gauche. Il y eut deux étoiles filantes et je fis un vœu. J’étais au milieu
de la beauté et du mystère. C’était un des moments les plus magiques de ma
vie.
![]()
J’aime et je remercie infiniment toutes les personnes qui ont organisé et dirigé ce voyage magique. Merci à Bouddha et au Serpent à Plume pour leur présence inflexible. Merci aux étoiles et au soleil, je vous connais maintenant de plus près. Je veux encore remercier Aerin pour la façon dont elle a prit Miles dans ses bras quand il a eu finit son histoire, Chiara et Robert pour leur douce chanson sur le rêve, que je fredonne toujours. Le silence et Bouddha sont toujours avec moi. Mon corps se déplace comme un serpent, quand je marche je sens la façon dont l’air bouge dans ma poitrine à travers les espaces entre mes côtes. La vibration de l’expiration crée une douce résonance dans la zone de mon nez et détend ma gorge. J’ai demandé pardon pendant le séminaire et maintenant je le fais à chaque fois que je remarque que je commence à juger quelqu’un, particulièrement une autre femme. Cela m’apporte tellement de joie et de soulagement. Au lieu de chercher des défauts et des comparaisons, je me réjouis des qualités et remercie l’Infini pour la possibilité de percevoir le monde sous toutes ses facettes.
![]()
Échos
du séminaire de Shambhala 2008
Échos
du séminaire de Bath 2008
Échos du séminaire
de Palm
Springs 2008